Expérience utilisation Varrox au Canada

Expérience utilisation Varrox au Canada

Messagede ThomasD » Jeu 21 Jan 2010 11:53

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Grand soleil toute la journée



Il faisait frais ce matin et le blanc gel recouvrait le sol.
Une fois le soleil au dessus de l'horizon, on pouvait ressentir la chaleur de ses rayons et savoir que cette journée allait être magnifique.
Je n'avais rien de spécial à faire aujourd'hui concernant l'apiculture et j'ai pu profité pleinement de cette superbe journée d'automne.
Que c'est agréable de prendre son temps !!

Je ne pense pas retourner aux abeilles avant le début de semaine prochaine pour distribuer les derniers 1000 litres de sirop qui me restent.
Les dernières ruches que nous avons récoltées ont reçu leur sirop depuis à peine une semaine et peuvent attendre encore un tout petit peu.
Il est inutile de bloquer les corps de ruches avec des tonnes de sirop.
Mieux vaut dispenser ce sirop progressivement et laisser les reines pondrent confortablement.

Pour finir avec l'acide oxalique, il est nécessaire de parler de la méthode par évaporation.
C'est une méthode qui a fait ses preuves et qui fonctionne très bien.
Personellement, j'ai trouvé que cette méthode était incompatible avec l'apiculture professionnelle car trop longue à mettre en oeuvre.

Pour obtenir une efficacité maximum, la ruche doit être hermétiquement close.
Il faut donc fermer les entrées de ruche complètement ainsi que les différents orifices (trou nourrisseur, fissures, aération diverses, etc...).

Le traitement doit se faire à l'aide d'un évaporateur ou 'Varrox" (photo du haut).
C'est une espéce de longue tige métallique qui comporte à son extrémité une espèce de petite marmitte dans laquelle on verse les cristaux d'acide oxalique (photo du haut).
Cette tige métallique est introduite dans la ruche par l'entrée normale puis la ruche est refermée hermétiquement.
"Janet Tam" utilise pour ça des chiffons préalablement trempés dans un seau d'eau.

A noter que les différents orifices sont masqués avec du "duct tape" ou scotch (photo du milieu).

L'appareil fonctionne à l'électricité (batterie de voiture) et peut donc être transporté dans les champs.
Le dosage est de 1gr d'acide oxalique déshydraté pour les ruches simples et de 2 grs pour les ruches doubles.

Une fois l'acide au fond de la marmitte, Janet glisse l'appareil à l'intérieur de la ruche et referme l'entrée hermétiquement.
Elle connecte ensuite l'appareil à la batterie et attend 2 minutes pour que l'évaporation soit complète.
Après déconnexion de la batterie, il faut encore attendre 2 minutes supplémentaires pour pouvoir intervenir sur la ruche elle-même et réouvrir les entrées.
C'est un processus assez long mais efficace.

Là aussi, l'apiculteur devra faire preuve de prudence dans l'utilisation de ce procédé (port d'un masque, gants isolants et lunettes).

En se tenant à quelques mètres de la démonstration, on aperçoit nettement des fumées blanches qui s'échappent de la ruche, preuve qu'il est quasiment impossible d'assurer une étanchéité parfaite.
Ces fumerolles sont évidemment toxiques mais si l'apiculteur reste à distance, il ne risque absolument rien.
Concernant la toxicité des fumées au cours du traitement, une étude très intéressante faites en Allemagne est disponible sur internet à cette adresse.


Source :
http://www.frenchbeefarm.com/archiveseptembrecinq.htm
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ThomasD
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